En Belgique, il n'est cependant pas toujours facile de couvrir ses besoins. Entre un ensoleillement limité pendant une grande partie de l'année, un mode de vie de plus en plus tourné vers l'intérieur et une alimentation naturellement pauvre en vitamine D, de nombreuses personnes s'interrogent sur leur statut vitaminique et sur l'intérêt d'une supplémentation.
Mais au fond, qu'est-ce que la vitamine D ? Pourquoi est-elle si importante ? Comment notre organisme la fabrique-t-il ? Quels sont les signes d'un apport insuffisant ? Faut-il prendre un complément alimentaire, et si oui, lequel choisir ?
Dans ce guide complet, nous faisons le point sur les connaissances scientifiques actuelles afin de vous aider à mieux comprendre le rôle de la vitamine D, les situations où un apport complémentaire peut être envisagé et les critères à prendre en compte pour faire un choix éclairé.
Plus qu'une simple vitamine
Contrairement à ce que son nom laisse penser, la vitamine D ne se comporte pas tout à fait comme les autres vitamines.
Une vitamine classique doit être apportée par l'alimentation, car l'organisme ne peut pas la fabriquer en quantité suffisante. La vitamine D possède une particularité : notre peau est capable d'en produire naturellement sous l'action des rayons ultraviolets B (UVB) du soleil.
Cette spécificité explique pourquoi certains scientifiques la considèrent davantage comme une pro-hormone que comme une véritable vitamine.
Une fois produite par la peau (ou apportée par l'alimentation et les compléments alimentaires), la vitamine D circule dans l'organisme avant de subir plusieurs transformations qui lui permettront d'exercer ses fonctions.
Par ailleurs, son action ne se limite pas au tissu osseux. Les chercheurs ont identifié un récepteur spécifique, appelé VDR (Vitamin D Receptor), dans de nombreux types de cellules. On le retrouve notamment dans les os, les muscles, les cellules du système immunitaire, mais aussi dans l'intestin, la peau et de nombreux autres tissus.
Cette présence très étendue explique pourquoi la vitamine D participe à de multiples fonctions physiologiques.
Il est toutefois important de distinguer les rôles scientifiquement démontrés et reconnus par les autorités européennes des nombreuses pistes de recherche actuellement à l'étude. Si les travaux scientifiques continuent d'explorer de nouveaux mécanismes d'action, seules les allégations de santé autorisées peuvent aujourd'hui être considérées comme établies.
La vitamine D est-elle vraiment une vitamine ?
Même si l'on continue à l'appeler « vitamine D », son fonctionnement est plus proche de celui d'une pro-hormone.
Après sa synthèse dans la peau ou son apport par l'alimentation, elle n'est pas encore biologiquement active. Pour le devenir, elle doit subir deux étapes successives de transformation :
- une première dans le foie, où elle est convertie en 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D), la forme de réserve mesurée lors des prises de sang
- une seconde dans les reins, où elle est transformée en 1,25-dihydroxyvitamine D, aussi appelée calcitriol, qui correspond à sa forme biologiquement active.
Ce n'est qu'après ces deux transformations que la vitamine D peut exercer pleinement ses différentes fonctions au sein de l'organisme.


Quel est le rôle de la vitamine D dans l'organisme ?
Une fois activée, la vitamine D intervient dans plusieurs fonctions essentielles de l'organisme. Ces rôles sont aujourd'hui reconnus par les autorités européennes et reposent sur des données scientifiques solides.
Une meilleure absorption du calcium et du phosphore
Le rôle le plus connu de la vitamine D est de favoriser une absorption et une utilisation normales du calcium et du phosphore au niveau de l'intestin.
Ces deux minéraux sont indispensables à la santé osseuse. Sans un apport suffisant en vitamine D, l'organisme absorbe moins efficacement le calcium provenant de l'alimentation.
Le maintien d'une ossature et d'une dentition normales
En facilitant l'utilisation du calcium et du phosphore, la vitamine D contribue également au maintien d'une ossature normale et d'une dentition normale tout au long de la vie.
Ces fonctions sont particulièrement importantes pendant la croissance, mais aussi chez les adultes et les personnes âgées.
Une fonction musculaire normale
Les muscles possèdent eux aussi des récepteurs capables de répondre à la vitamine D.
Un apport suffisant contribue au maintien d'une fonction musculaire normale, ce qui explique pourquoi cette vitamine fait l'objet d'une attention particulière chez les personnes âgées.
Le fonctionnement normal du système immunitaire
La vitamine D contribue également au fonctionnement normal du système immunitaire, aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte.
Il est toutefois important de rappeler qu'elle soutient le fonctionnement normal des défenses de l'organisme. Elle ne remplace ni une alimentation équilibrée, ni une bonne hygiène de vie, ni les traitements prescrits lorsqu'ils sont nécessaires.
La division cellulaire
Enfin, la vitamine D participe au processus de division cellulaire, un mécanisme indispensable au renouvellement naturel des tissus de l'organisme.

Où trouve-t-on naturellement la vitamine D ?
Notre organisme peut obtenir de la vitamine D de deux façons : en la fabriquant lui-même grâce au soleil ou en l'apportant par l'alimentation. Lorsque ces deux sources ne suffisent pas à couvrir les besoins, une supplémentation peut parfois être envisagée sur les conseils d'un professionnel de santé.
Le soleil : la principale source de vitamine D
Contrairement à la plupart des vitamines, la vitamine D peut être synthétisée directement par notre peau sous l'action des rayons ultraviolets B (UVB) du soleil.
Lorsque les UVB atteignent la peau, une réaction naturelle se met en place et permet la production de vitamine D. Cette capacité est l'une des grandes particularités de cette vitamine.
Cependant, cette synthèse est loin d'être constante. Elle varie selon de nombreux facteurs, ce qui explique pourquoi deux personnes vivant dans la même région peuvent présenter des taux très différents.
Les principaux facteurs qui influencent cette production sont :
- la saison
- la latitude
- l'heure de la journée
- l'âge
- la couleur de peau
- la surface de peau exposée
- le port de vêtements couvrants
- l'utilisation d'une protection solaire
Pourquoi la Belgique est-elle particulièrement concernée ?
En Belgique, la production de vitamine D est fortement influencée par notre situation géographique.
Entre l'automne et le début du printemps, les rayons UVB qui atteignent notre latitude sont généralement insuffisants pour permettre une synthèse efficace de vitamine D au niveau de la peau. Même par temps ensoleillé, la fabrication peut donc être très limitée durant cette période.
À cela s'ajoutent nos habitudes de vie. Nous passons aujourd'hui une grande partie de notre temps à l'intérieur : au travail, à l'école, en voiture ou à la maison. Lorsque nous sortons, une partie importante de la peau reste souvent couverte par les vêtements, surtout pendant les mois les plus froids.
Toutes ces raisons expliquent pourquoi un apport alimentaire ou une supplémentation peuvent être envisagés chez certaines personnes, en fonction de leur situation individuelle.
L'alimentation : un apport souvent insuffisant
Même si certains aliments contiennent naturellement de la vitamine D, ils restent relativement peu nombreux.
Les principales sources alimentaires sont :
| Aliment | Teneur approximative en vitamine D* |
|---|---|
| Huile de foie de morue | Très élevée |
| Hareng | Élevée |
| Saumon | Élevée |
| Maquereau | Élevée |
| Sardines | Modérée à élevée |
| Jaune d'œuf | Modérée |
| Champignons exposés aux UV | Variable |
| Aliments enrichis | Variable |
*Les teneurs peuvent varier selon l'espèce, le mode de production et la préparation des aliments.
Même avec une alimentation équilibrée, il est souvent difficile de couvrir l'ensemble de ses besoins uniquement par l'alimentation, en particulier pendant les mois où l'exposition au soleil est limitée.
C'est pourquoi certaines personnes peuvent être amenées à envisager une supplémentation, toujours en fonction de leur situation personnelle.
Qui est le plus susceptible d'avoir un apport insuffisant ?
Nous ne sommes pas tous égaux face à la vitamine D.
Certaines personnes présentent un risque plus élevé d'avoir un statut insuffisant, en raison d'une production cutanée réduite, d'apports alimentaires limités ou de besoins plus importants.
Les situations les plus fréquemment rencontrées sont les suivantes :
- les personnes qui travaillent principalement en intérieur
- les personnes âgées
- les personnes ayant une peau foncée
- les femmes enceintes ou allaitantes
- les personnes en surpoids ou obèses
- les personnes qui s'exposent peu au soleil ou portent des vêtements très couvrants
- les personnes atteintes de certaines maladies digestives pouvant limiter l'absorption de la vitamine D
La présence d'un ou plusieurs de ces facteurs ne signifie pas nécessairement qu'une carence est présente, mais elle peut justifier une vigilance particulière.
Comme nous l'avons vu précédemment, les besoins varient d'une personne à l'autre et il est impossible d'évaluer son statut en vitamine D sur la seule base de son mode de vie.
Peut-on reconnaître un manque de vitamine D ?
C'est une question qui revient très souvent en herboristerie.
En réalité, il est impossible de diagnostiquer un manque de vitamine D sur la base de symptômes uniquement.
Une fatigue persistante, une faiblesse musculaire ou certaines douleurs osseuses peuvent avoir de nombreuses causes et ne sont pas spécifiques à un déficit en vitamine D.
Lorsque le contexte le justifie, seul un professionnel de santé peut évaluer la situation et décider si un dosage sanguin est nécessaire.
Il est donc préférable d'éviter l'autodiagnostic ou l'automédication à fortes doses sans avis médical.
Quand envisager un complément alimentaire ?
Lorsque l'exposition au soleil est insuffisante ou que l'alimentation ne couvre pas les besoins, un complément alimentaire peut constituer une solution adaptée.
Toutefois, tous les compléments ne se valent pas. La forme de vitamine D utilisée, le dosage, la qualité des ingrédients ou encore le mode d'administration peuvent varier d'un produit à l'autre.
Voyons ensemble les principaux critères qui permettent de choisir un complément de vitamine D adapté à votre situation.
Quel dosage choisir ?
Il n'existe pas de dosage universel.
Les besoins peuvent varier selon de nombreux facteurs :
- l'âge
- le poids
- l'exposition au soleil
- l'alimentation
- la période de l'année
- certains traitements médicamenteux
- certaines situations particulières, comme une grossesse ou des maladies influençant le métabolisme de la vitamine D
- les résultats d'une éventuelle prise de sang
En Belgique, où la synthèse cutanée est limitée durant une partie de l'année, de nombreux compléments sont proposés avec des dosages allant de 400 à 3 000 UI par jour, voire davantage dans des situations particulières, sous supervision médicale.
L'objectif n'est pas de choisir le complément le plus fortement dosé, mais celui qui correspond le mieux à votre situation.
Gouttes, capsules ou comprimés ?
La vitamine D est disponible sous différentes formes.
Les gouttes permettent un ajustement précis du dosage et sont particulièrement pratiques chez les nourrissons, les enfants ou lorsque la supplémentation doit être individualisée.
Les capsules et les comprimés offrent une prise simple et conviennent parfaitement à la plupart des adultes.
Aucune forme n'a démontré une supériorité systématique. Le choix dépend avant tout de vos préférences, de la facilité d'utilisation et du dosage recherché.
Le conseil de votre herboriste
En boutique, la question qui revient le plus souvent est : « Quelle vitamine D dois-je choisir ? »
La réponse dépend rarement d'un seul critère.
Avant de conseiller un complément, je prends toujours en compte votre âge, votre mode de vie, votre alimentation, votre exposition au soleil, les éventuels traitements que vous suivez et, lorsque vous en disposez, les résultats de votre prise de sang.
Un complément alimentaire bien choisi n'est pas forcément celui qui affiche le dosage le plus élevé. C'est avant tout celui qui correspond à vos besoins réels.
Les questions que vous me posez le plus souvent
La vitamine D suscite de nombreuses interrogations. En boutique, certaines questions reviennent presque quotidiennement.
J'ai rassemblé ici les réponses aux plus fréquentes, afin de vous aider à mieux comprendre cette vitamine et à faire des choix adaptés à votre situation.
Faut-il prendre de la vitamine D toute l'année ?
Cela dépend de votre situation.
Notre organisme produit naturellement de la vitamine D grâce aux rayons UVB du soleil. En Belgique, cette synthèse est limitée durant une grande partie de l'année en raison de la faible intensité des UVB.
Certaines personnes couvrent suffisamment leurs besoins pendant les mois ensoleillés, tandis que d'autres restent insuffisamment pourvues malgré une exposition régulière.
Votre âge, votre mode de vie, votre alimentation, votre type de peau, votre poids et votre état de santé influencent tous vos besoins.
Il n'existe donc pas de réponse universelle.
Est-il préférable de prendre sa vitamine D tous les jours, une fois par semaine ou une fois par mois ?
C'est probablement l'une des questions que l'on me pose le plus souvent.
La réponse est plus nuancée qu'on ne le pense.
Les études montrent que, à dose totale équivalente, une prise quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle permet généralement d'obtenir un taux sanguin comparable de 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D), qui est la forme mesurée lors d'une prise de sang.
Par exemple :
- 2 000 UI par jour ;
- environ 14 000 UI par semaine ;
- ou environ 60 000 UI par mois
apportent des quantités globalement similaires sur une même période.
En revanche, la façon dont le taux évolue n'est pas identique.
Une prise quotidienne apporte des concentrations plus stables, tandis qu'une forte dose mensuelle entraîne un pic suivi d'une diminution progressive.
Chez certaines populations (notamment les personnes de plus de 50 ans lorsqu'une supplémentation est indiquée), les recommandations récentes privilégient plutôt des doses quotidiennes modérées que des prises espacées à fortes doses.
Le choix dépend donc de votre situation, du produit utilisé et des recommandations de votre médecin ou de votre professionnel de santé.
Je prends pourtant de la vitamine D tous les jours, pourquoi suis-je encore en déficit ?
C'est une situation plus fréquente qu'on ne le pense.
Plusieurs explications sont possibles.
Le dosage est peut-être insuffisant
Deux personnes prenant exactement le même complément n'obtiendront pas forcément le même résultat, les besoins varient d'un individu à l'autre.
La vitamine D est mal absorbée
Certaines maladies digestives peuvent diminuer son absorption.
C'est notamment le cas de certaines maladies inflammatoires de l'intestin, de la maladie cœliaque, d'une insuffisance pancréatique ou encore après certaines chirurgies bariatriques.
Certains médicaments augmentent les besoins
Plusieurs traitements accélèrent le métabolisme de la vitamine D.
C'est notamment le cas de certains antiépileptiques, glucocorticoïdes ou autres médicaments spécifiques.
Le surpoids ou l'obésité
La vitamine D est une vitamine liposoluble, une partie est stockée dans le tissu adipeux, ce qui explique pourquoi les personnes obèses nécessitent parfois des doses plus importantes pour obtenir le même taux sanguin. Cette situation est bien documentée.
Certaines maladies du foie ou des reins
La vitamine D doit être activée par le foie puis par les reins.
Certaines maladies touchant ces organes peuvent donc modifier son métabolisme.
La prise du complément n'est pas toujours régulière
Cela paraît évident, mais c'est une cause très fréquente, oublier plusieurs prises par semaine peut suffire à expliquer un taux insuffisant.
Si malgré une supplémentation régulière votre prise de sang montre toujours un déficit, il est préférable d'en discuter avec votre médecin plutôt que d'augmenter les doses de votre propre initiative.
L'objectif est de comprendre pourquoi votre organisme ne parvient pas à atteindre un taux satisfaisant.
Faut-il prendre la vitamine D pendant un repas ?
La vitamine D est une vitamine liposoluble.
Même si elle peut être absorbée à jeun, il est généralement conseillé de la prendre au cours d'un repas, en particulier lorsqu'il contient un peu de matières grasses, afin d'optimiser son assimilation.
Quel est le meilleur moment de la journée ?
Aucun moment de la journée n'a démontré une supériorité claire, le plus important est de la prendre régulièrement.
Quelle est la différence entre la vitamine D2 et la vitamine D3 ?
Il existe deux principales formes de vitamine D utilisées dans les compléments alimentaires.
La vitamine D2 (ergocalciférol) est produite à partir de levures ou de champignons exposés aux rayons UV.
La vitamine D3 (cholécalciférol) est la forme naturellement fabriquée par notre peau sous l'action du soleil. Traditionnellement, elle est obtenue à partir de la lanoline (issue de la laine de mouton), mais il existe aujourd'hui des alternatives végétales produites à partir de lichens.
La plupart des études montrent que la vitamine D3 augmente plus efficacement et plus durablement le taux sanguin de vitamine D que la D2. C'est pourquoi elle est aujourd'hui la forme la plus couramment utilisée dans les compléments alimentaires.
Si vous suivez une alimentation végétalienne, sachez qu'il existe désormais des compléments de vitamine D3 d'origine végétale.
Faut-il associer la vitamine D à la vitamine K2 ?
C'est une question que l'on me pose très souvent.
La vitamine D contribue à une absorption et une utilisation normales du calcium ainsi qu'au maintien d'une ossature normale.
La vitamine K contribue quant à elle au maintien d'une ossature normale et à une coagulation sanguine normale.
C'est pour cette raison que certains fabricants proposent des formules associant les deux vitamines.
À ce jour, il n'existe toutefois pas de recommandation européenne imposant de prendre systématiquement de la vitamine K2 avec la vitamine D. Cette association peut être pertinente dans certaines situations, mais elle n'est pas indispensable pour tout le monde.
Attention : si vous prenez un traitement anticoagulant de type anti-vitamine K (comme la warfarine), demandez toujours l'avis de votre médecin avant de prendre un complément contenant de la vitamine K.
Puis-je prendre du magnésium en même temps que la vitamine D ?
Oui, le magnésium participe à plusieurs réactions enzymatiques impliquées dans le métabolisme de la vitamine D. Sans entrer dans des mécanismes complexes, on peut dire qu'il intervient dans les étapes qui permettent à la vitamine D d'être utilisée par l'organisme.
Un manque de magnésium pourrait donc limiter l'efficacité de la vitamine D chez certaines personnes.
Cela ne signifie pas que tout le monde doive prendre les deux ensemble, mais c'est une association que l'on retrouve fréquemment en pratique lorsque cela est justifié.
Peut-on prendre trop de vitamine D ?
Oui, même si les carences sont fréquentes, un excès de vitamine D est également possible.
Contrairement aux vitamines hydrosolubles, la vitamine D est stockée dans l'organisme. Une supplémentation excessive pendant une longue période peut entraîner une accumulation.
Un excès important peut provoquer une augmentation du calcium dans le sang (hypercalcémie), pouvant entraîner différents symptômes tels qu'une soif importante, des nausées, une fatigue inhabituelle ou encore des troubles rénaux.
Heureusement, cette situation reste rare et concerne principalement des personnes prenant des doses très élevées pendant une longue période.
Respectez toujours les doses recommandées et évitez de cumuler plusieurs compléments contenant de la vitamine D sans avis d'un professionnel.
Les enfants ont-ils aussi besoin de vitamine D ?
Oui, la vitamine D est importante dès les premiers mois de la vie.
En Belgique, comme dans de nombreux pays européens, une supplémentation est généralement recommandée chez les nourrissons afin de soutenir une croissance et un développement osseux normaux.
Pour les enfants plus grands, les besoins dépendent de plusieurs facteurs : leur âge, leur alimentation, leur exposition au soleil, leur croissance et les recommandations de leur pédiatre ou de leur médecin.
Il n'est donc pas conseillé de donner un complément "par précaution" sans tenir compte de la situation de l'enfant.
Je pars quinze jours au soleil. Suis-je tranquille pour tout l'hiver ?
Pas forcément, l'exposition au soleil permet effectivement de fabriquer de la vitamine D, mais cette production dépend de nombreux facteurs :
- la saison
- l'heure de la journée
- la durée d'exposition
- la surface de peau exposée
- la couleur de peau
- l'âge
- l'utilisation d'une protection solaire
- le lieu où vous vous trouvez
De plus, la vitamine D produite pendant l'été diminue progressivement au fil des mois.
Quelques semaines de vacances ne garantissent donc pas automatiquement un apport suffisant jusqu'au printemps suivant.
La crème solaire empêche-t-elle de fabriquer de la vitamine D ?
En théorie, oui, une protection solaire correctement appliquée filtre une partie des rayons UVB responsables de la fabrication de la vitamine D.
En pratique, la situation est plus nuancée, la plupart des personnes n'appliquent pas leur crème solaire en quantité suffisante ou oublient d'en remettre régulièrement. Une certaine production de vitamine D peut donc encore avoir lieu.
Cela ne constitue toutefois pas une raison pour renoncer à protéger sa peau. Les recommandations de protection solaire restent essentielles pour limiter les dommages liés aux UV.
Je mange beaucoup de poisson. Est-ce suffisant ?
Les poissons gras comptent parmi les meilleures sources alimentaires de vitamine D.
Cependant, même une alimentation équilibrée apporte souvent des quantités relativement modestes par rapport aux besoins de l'organisme, sous nos latitudes, il est donc possible que l'alimentation seule ne suffise pas à maintenir un statut optimal, surtout en hiver.
Dois-je faire une prise de sang avant de prendre de la vitamine D ?
Pas nécessairement, chez une personne en bonne santé qui souhaite simplement suivre les recommandations nutritionnelles, une prise de sang n'est pas systématiquement indiquée.
En revanche, votre médecin peut demander un dosage dans certaines situations :
- suspicion de déficit important
- maladie affectant l'absorption
- pathologie osseuse
- supplémentation à fortes doses
- suivi de certaines maladies chroniques
Le dosage mesuré est celui de la 25-hydroxyvitamine D, qui reflète les réserves de l'organisme. Nous verrons un peu plus loin dans cet article comment interpréter ce résultat.
Pourquoi les laboratoires n'indiquent-ils pas tous les mêmes valeurs "normales" ?
C'est une question qui revient très souvent lorsque l'on reçoit les résultats d'une prise de sang. En réalité, les laboratoires ne travaillent pas tous avec les mêmes intervalles de référence.
Vous pourrez ainsi voir sur certains résultats :
- 20 à 50 ng/mL
- 30 à 60 ng/mL
- parfois même d'autres valeurs.
Cela peut sembler déroutant, mais cela ne signifie pas que l'un des laboratoires se trompe.
Pourquoi existe-t-il des différences ?
Tout simplement parce que les spécialistes ne sont pas tous d'accord sur le taux optimal à viser. En effet, plusieurs sociétés savantes et organismes scientifiques ont publié leurs propres recommandations au fil des années.
Certaines considèrent qu'un taux de 20 ng/mL (50 nmol/L) est suffisant pour la majorité de la population en bonne santé.
D'autres estiment qu'un taux supérieur à 30 ng/mL (75 nmol/L) est préférable dans certaines situations ou pour certaines populations.
Ces différences expliquent pourquoi les laboratoires peuvent afficher des intervalles de référence différents.
Un résultat "dans la norme" ne raconte pas toute l'histoire
Une prise de sang est toujours une photographie prise à un moment précis.
Son interprétation dépend également :
- de votre âge
- de votre état de santé
- de vos traitements
- de la période de l'année
- de votre exposition au soleil
- et de la raison pour laquelle le dosage a été demandé
C'est pourquoi un résultat ne doit jamais être interprété isolément.
Mon conseil d'herboriste
Lorsque vous venez en boutique avec une prise de sang, je ne regarde jamais uniquement le chiffre.
Je m'intéresse aussi à votre mode de vie, à votre alimentation, à votre exposition au soleil et aux éventuels traitements que vous prenez.
La vitamine D est un excellent exemple d'un complément qui mérite un conseil personnalisé : un même résultat biologique peut avoir une signification différente selon la personne qui se trouve en face de moi.
Comment interpréter une prise de sang de vitamine D ?
Recevoir les résultats d'une prise de sang n'est pas toujours simple à interpréter.
Entre les différentes unités, les valeurs de référence qui varient d'un laboratoire à l'autre et les recommandations parfois divergentes, il est facile de s'y perdre.
Pour mieux comprendre votre résultat, il est utile de savoir ce que le laboratoire mesure réellement.
Pourquoi dose-t-on la 25-hydroxyvitamine D ?
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le laboratoire ne mesure pas directement la forme active de la vitamine D.
Le dosage réalisé lors d'une prise de sang est celui de la 25-hydroxyvitamine D, également appelée 25(OH)D ou calcidiol.
Pourquoi ce choix ?
Parce que cette molécule constitue la principale forme de réserve de la vitamine D dans l'organisme. Elle reflète les apports provenant à la fois :
- du soleil
- de l'alimentation
- des compléments alimentaires
Sa concentration dans le sang est relativement stable, ce qui en fait le meilleur indicateur pour évaluer le statut en vitamine D.
Pourquoi ne mesure-t-on pas directement la vitamine D active ?
La forme biologiquement active de la vitamine D est appelée 1,25-dihydroxyvitamine D (ou calcitriol).
On pourrait penser qu'il s'agit du meilleur marqueur… mais ce n'est généralement pas le cas. En effet, cette forme est très étroitement régulée par l'organisme.
Même lorsqu'une personne présente un déficit en vitamine D, le taux de calcitriol peut rester normal pendant un certain temps, à l'inverse, certaines maladies peuvent augmenter le calcitriol sans que les réserves en vitamine D soient suffisantes.
C'est pourquoi cette analyse est réservée à des situations médicales particulières et n'est pas utilisée pour évaluer les réserves de vitamine D dans la population générale.
ng/mL ou nmol/L : pourquoi deux unités différentes ?
En consultant vos résultats, vous remarquerez peut-être que certains laboratoires expriment la vitamine D en ng/mL, tandis que d'autres utilisent les nmol/L.
Il s'agit simplement de deux unités différentes pour exprimer la même concentration.
La conversion est la suivante :
| ng/mL | nmol/L |
|---|---|
| 10 | 25 |
| 20 | 50 |
| 30 | 75 |
| 40 | 100 |
| 50 | 125 |
| 60 | 150 |
Cette différence d'unité explique pourquoi deux résultats peuvent sembler très différents alors qu'ils correspondent exactement au même taux.
Faut-il chercher à avoir le taux le plus élevé possible ?
Pas nécessairement, il peut être tentant de penser que « plus le taux est élevé, mieux c'est ».
En réalité, les données scientifiques ne montrent pas qu'augmenter systématiquement le taux de vitamine D bien au-delà des valeurs recommandées apporte davantage de bénéfices chez les personnes en bonne santé.
À l'inverse, une supplémentation excessive peut entraîner un excès de vitamine D et une augmentation anormale du calcium dans le sang.
L'objectif n'est donc pas d'obtenir le chiffre le plus élevé, mais un statut adapté à votre situation, en tenant compte de votre âge, de votre état de santé, de votre mode de vie et des recommandations de votre professionnel de santé.
Quels sont les apports recommandés en vitamine D ?
C'est une question qui prête souvent à confusion.
En consultant les recommandations officielles ou les compléments alimentaires disponibles en pharmacie et en herboristerie, on remarque rapidement que les chiffres ne sont pas toujours les mêmes. Certains documents parlent de 600 UI par jour, tandis que de nombreux compléments apportent 1 000, 2 000 voire 3 000 UI par dose.
En réalité, ces valeurs ne répondent pas au même objectif.
Les recommandations nutritionnelles
En Europe, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) recommande un apport adéquat de 15 µg par jour, soit 600 UI, pour la plupart des enfants à partir d'un an, des adolescents et des adultes lorsque l'exposition au soleil est faible.
Pour les nourrissons de 7 à 11 mois, l'apport recommandé est de 10 µg par jour, soit 400 UI.
Ces recommandations concernent la population générale en bonne santé et visent à couvrir les besoins nutritionnels de la majorité de la population.
| Population | Apport recommandé |
|---|---|
| Nourrissons (7 à 11 mois) | 400 UI (10 µg) |
| Enfants (1 à 17 ans) | 600 UI (15 µg) |
| Adultes | 600 UI (15 µg) |
| Femmes enceintes | 600 UI (15 µg) |
| Femmes allaitantes | 600 UI (15 µg) |
Pourquoi certains compléments sont-ils plus fortement dosés ?
Les apports nutritionnels ne correspondent pas forcément aux doses utilisées lorsqu'une supplémentation est envisagée.
En pratique, le dosage d'un complément dépend de nombreux facteurs : l'âge, le poids, le mode de vie, l'exposition au soleil, la période de l'année, certaines maladies ou encore les résultats d'une prise de sang.
C'est pourquoi il est fréquent de trouver des compléments dosés à 1000, 2000 ou 3000 UI, voire davantage dans certaines situations, toujours selon les recommandations d'un professionnel de santé.
L'objectif n'est pas de prendre la dose la plus élevée possible, mais de choisir une supplémentation adaptée à sa situation.
Comment interpréter une prise de sang de vitamine D ?
Recevoir les résultats d'une prise de sang n'est pas toujours simple à interpréter.
Entre les différentes unités, les valeurs de référence qui varient d'un laboratoire à l'autre et les recommandations parfois divergentes, il est facile de s'y perdre.
Que mesure réellement le laboratoire ?
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le laboratoire ne dose pas directement la forme active de la vitamine D.
L'analyse mesure la 25-hydroxyvitamine D, également appelée 25(OH)D ou calcidiol.
Cette molécule représente la principale forme de réserve de la vitamine D dans l'organisme. Elle reflète les apports provenant du soleil, de l'alimentation et des compléments alimentaires, ce qui en fait le meilleur indicateur pour évaluer le statut vitaminique.
La forme active, appelée 1,25-dihydroxyvitamine D (calcitriol), est beaucoup plus étroitement régulée par l'organisme. Son dosage est réservé à certaines situations médicales particulières et n'est pas utilisé pour évaluer les réserves de vitamine D.
Conclusion
La vitamine D est bien plus qu'une simple « vitamine du soleil ». Elle contribue au maintien d'une ossature normale, d'une fonction musculaire normale, au fonctionnement normal du système immunitaire ainsi qu'à une absorption et une utilisation normales du calcium et du phosphore.
En Belgique, où l'exposition aux rayons UVB est limitée pendant une partie de l'année, il n'est pas toujours facile de couvrir ses besoins. L'alimentation, le mode de vie, l'âge, la couleur de peau ou encore certaines situations particulières influencent fortement le statut en vitamine D.
Lorsqu'une supplémentation est envisagée, il n'existe pas de solution universelle. Le choix du dosage et de la forme du complément doit toujours tenir compte de la situation de chacun.
En cas de doute, n'hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé ou à votre herboriste. Un accompagnement personnalisé permet souvent de choisir un complément mieux adapté à vos besoins et d'éviter les idées reçues.
Précaution : Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée, équilibrée et à un mode de vie sain. En cas de traitement médical, de grossesse, d'allaitement ou de doute concernant vos besoins, demandez conseil à votre médecin ou à un professionnel de santé.